A la découverte de la Great Ocean Road

5 05 2010

Retour à Melbourne il y a quelques semaines mais cette fois ci, pas le temps de visiter la métropole; j’ai rendez-vous avec Joséphine, Marion et Roxanne – après Manon et Nelly le mois dernier: je crois que les ENSAIENNES adorent l’Australie – pour un road trip de 3 jours le long de l’une des plus belles routes d’Australie: la Great Ocean Road.

Elle s’étend sur 250km à l’est de Melbourne entre Torquay et Warrnambool (cf carte) et offre de sublimes panoramas sur l’océan le long d’un littoral très varié avec, en point d’orgue, d’impressionnantes formations de grès ou calcaire telles que les fameux “12 apotres” près de Port Campbell. On dit parfois que le plus important n’est pas la destination mais le chemin qui nous y mène, et bien la Great Ocean Road illustre parfaitement le proverbe.

Nous nous retrouvons donc le vendredi matin à Melbourne centre où nous récupérons notre petite Toyota Corolla (et oui cette fois ci c’est bien Corolla, petit clin d’oeil à mon ex Corona qui doit etre en train de parcourir les contrées Néo-Zélandaises..) et filons vers la péninsule de Mornington. Après quelques heures perdues dans le traffic Melbournien, un arrêt pour admirer les chalets multicolores qui parsèment les plages de la péninsule et une discussion culinaire, lancée par Marion, avec un pêcheur du coin sur la meilleure façon de préparer la friture locale, nous prenons le ferry qui traverse la péninsule pour nous amener vers le tout début de la Great Ocean Road. Un groupe de dauphins est présent pour saluer le départ du ferry. Le ciel, dégagé le matin, se couvre au fil des heures.

Notre premier objectif, une fois passés de l’autre côté de la baie, est de nous rendre à Bells Beach où se déroule l’une des plus grosses compétitions de surf en Australie: la Ripcurl Pro Cup pour peut-être apercevoir l’une des légendes OZ de la glisse: Kelly Slater. A notre arrivée sur le site, tout nous semble anormalement calme; très peu de voitures garées et encore moins de surfers. Pourtant les banderoles et gradins sont bien là pour nous indiquer que nous ne nous sommes pas trompés d’heure et de lieu… Nous demandons à une responsable de la sécurité ce qu’il en est: il nous apprend que compte tenu des conditions très défavorables au surf (un mer d’huile, pas une seule petite vague à l’horizon), la finale a été déplacée d’urgence le matin même sur une autre plage à 150km à l’est de Bells Beach. Et il est déjà 16h, pas le temps de nous rendre sur les lieux pour voir la victoire de Slater: quelle poisse!

On se console en prenant quelques photos sous les banderoles à l’entrée du site déserté, mais vous pouvez lire la déception sur mon visage!

Nous reprenons la route vers Lorne où nous passerons notre première nuit dans un backpacker très cosy. Nous atteignons le village sous la pluie et décidons de nous préparer des fajitas accompagnées d’une bonne bière locale pour nous consoler d’avoir râté les surfeurs et les premiers panoramas de la Great Ocean Road à cause de la pluie.

Le lendemain, nous faisons un petit crochet par les Erskine Falls, une cascade sympa perdue au coeur de la forêt humide.

Nous reprenons ensuite notre chemin le long de la Great Ocean Road qui devient de plus en plus sinueuse. Des panoramas impressionnants s’offrent à nous; ayant le volant je reste bien évidemment concentré sur la route. Heureusement, nous nous arrêtons très fréquemment pour profiter de la vue ou descendre sur la plage en contrebas. Un trajet qui aurait pris 3h en mode “touriste japonais” (=10mn d’arrêt photo uniquement pour les must do du Lonely Planet) va nous prendre la journée entière mais on n’est pas pressé! A certains moments, on remonte dans la voiture pour s’arrêter à nouveau 100m plus loin et descendre sur la plage suivante. Ma préférée: une plage avec des pêcheurs “fantômes” et des rochers aux formes plutôt étranges (cf photos).

Nous avons également fait une halte dans un village autour duquel est installée une colonie de koalas. A notre arrivée, ce ne sont pas des koalas mais des perroquets qui nous attendent! Entre lorikets, perroquets et cockatoos, les rencontres ornithologiques offrent toujours une explosion de couleurs en Australie. Quelques minutes s’écoulent avant qu’un bus de touristes débarque et que chacun commence à nourrir les oiseaux pour prendre la photo parfaite.  Nous nous éloignons et nous arrêtons au niveau d’un atroupement pour observer un koala perché au sommet de son eucalyptus. Il est bien loin, mais je suis tout de même très excité car c’est le premier koala que j’ai l’occasion d’observer à l’état sauvage. Nous tentons de nous éloigner encore un peu de la foule en grimpant une côte au sommet de laquelle Marion, grâce à son oeil de Lynx,  repère un autre koala en train de se nourrir paisiblement dans un jeune eucalyptus. Nous approchons à quelques mètres seulement sans déranger l’animal qui continue tranquillement son repas. Il faut savoir que les koalas sont ttrrrèèèss llleeeennttsssss à réagir car leur régime est uniquement composé de feuilles d’eucalyptus, un aliment très peu energétique.. Du coup, ils dorment plus de 16h par jour!

 

En début de soirée, nous atteignons la partie la plus réputée de la Great Ocean Road avec notamment les “12 apôtres”, des formations calcaires isolées du continent par l’érosion. A noter que les 12 apôtres ne sont plus que 8! Certains ont en effet succombé aux assauts de l’océan au cours des dernières décennies. Quelques trouées dans la couverture nuageuse nous laissent présager un crépuscule mémorable. Nous y resterons 3h pour observer le balai des couleurs au fur et à mesure que le soleil approche de l’horizon et faire quelques essais de photos en faible luminosité.

Après un bon petit resto pour célébrer notre dernière soirée sur la Great Ocean Road, nous ne tarderons pas à aller nous coucher car le ledemain, lever…6h pour aller profiter des 12 apôtres au lever de soleil cette fois. Le ciel est dégagé mais c’est au prix d’un vent violent qui ne fait qu’augmenter au fil des heures. A un certain moment, je me rends compte que mon trépied ne tient plus debout à cause du vent.. Nous revenons rapidement nous réfugier dans la voiture sous une averse de grele. Une collègue m’avait prevenu: on peut avoir 4 saisons en une journée dans le Victoria, elle n’avait pas menti.

Nous continuons la route vers l’est pour observer d’autres formations rocheuses remarquables telles que The Grotto ou la London Arch qui s’appelait le London Bridge avant que l’une de ses arches ne s’effondre dans l’ocean en 2005. Pour l’anecdote, un groupe de touriste se trouvait sur le rocher quand l’arche s’est effondrée: il se sont donc tout a coup retrouvé bloqués sur leur rocher et ont dû être heliporté..

Vers 11h, nous faisons demi tour et rentrons tranquillement à Melbourne ou se termine ce week end qui a passé bien trop vite!


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Une réponse

9 05 2010
Nat's Mum

les wombats, lyrebird, pelican et koala… mais c’est du Frederic Rossif sur l’ORTF!
Ah oui c’est vrai tu n’étais pas né…bon tu vires zoo après agro mais engranges les photos car tu n’est pas pret de revoir cette faune de sitot. Le livre d’image s’impose au retour!
Biz
Mum

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